Hélène Laverdière

Députée
Laurier--Sainte-Marie

Bulletin parlementaire - Automne 2012

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Agir pour lutter contre la pauvreté : une responsabilité que refuse le gouvernement conservateur

Alors que les écarts de richesse au Canada se creusent et que de plus en plus d'aînées et d'enfants ont recours aux banques alimentaires, le gouvernement conservateur poursuit son attaque idéologique contre le filet social qu'a longtemps garanti l'état canadien. Ce gouvernement semble complètement se délaisser de ses responsabilités envers les plus démunies, pelletant aux provinces les coûts et l'administration de programmes, tels que les programmes en logement et en lutte à l'itinérance.

Pourtant, autant à Montréal qu'ailleurs au pays, on constate une augmentation ainsi qu'une aggravation du phénomène de l'itinérance et la crise du logement atteint des sommets inquiétants.

Au lieu de s'attaquer directement à ceux qui dénoncent son manque d'action comme il le fait actuellement, le gouvernement conservateur devrait assumer ses responsabilités envers le bien-être de toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. Qu'attend-il pour agir?

Les sables bitumineux et le syndrome hollandais

Le syndrome hollandais est phénomène qui relie l'exploitation intensive des ressources naturelles d'un pays au déclin des autres secteurs de son économie, notamment du secteur manufacturier. Des études tendent à démontrer que l'exploitation effrénée des sables bitumineux, par son effet sur le gonflement artificiel du dollar canadien, rend les autres types d'industries moins compétitives sur le marché. Cette situation créé un déséquilibre dans l'économie. Il ne s'agit pas de condamner de façon simpliste l'exploitation de nos ressources, mais il faut cependant savoir le faire de façon responsable pour l'économie et durable pour l'environnement. Ainsi, le prix de vente des sables bitumineux devrait s'ajuster pour refléter le coût des impacts environnementaux de son extraction. Si un tel montant est inclus à la valeur de la ressource, il engendra une exploitation plus durable de celle-ci, en plus de favoriser la stabilité de notre économie.

Le gouvernement conservateur doit cesser de favoriser les grandes pétrolières aux dépens de l'environnement, des autres secteurs de l'économie et des générations futures. Le NPD s'engage à assurer une gestion responsable et durable de nos ressources.   

Des coupures qui mettent des vies en danger

Notre pays s'est construit sur la base d'une responsabilité commune, soit celle de prendre soin de toutes et tous, mais des plus vulnérables en particulier. C'est cette valeur de solidarité, une valeur au cœur de notre identité, que le gouvernement conservateur attaque en imposant des compressions aux soins de santé des réfugiées. 

Les compressions imposées au Programme fédéral de santé intérimaire auront pour effet d'empêcher de nombreuses et de nombreux réfugiés légitimes – qui n'ont que peu ou pas de moyens financiers – d'obtenir des soins de santé. Le plus grave, c'est que les réfugiées potentiellement légitimes provenant de ce qu'on appelle des « pays sécuritaires » n'auront accès à aucune forme d'assurance médicale, même pour l'essentiel, tels les soins d'urgence lors d'une crise cardiaque ou d'un accouchement.

Tout comme il l'a fait avec le projet de loi C-31, le gouvernement conservateur tente de dresser les Canadiennes contre les réfugiées, jouant avec la vie des gens à des fins idéologiques et punissant ceux et celles qui ont le plus besoin de notre aide. C'est inacceptable!

Empêchons les conservateurs de s’attaquer aux droits des femmes!

Alors que le premier ministre Stephen Harper n'a cessé de démentir les rumeurs voulant que son gouvernement cherche à rouvrir le débat sur l'avortement, voilà qu'il permet à un de ses députés d'arrière-banc, Stephen Woodworth, député ouvertement antiavortement de Kitchener Centre, de déposer une motion visant spécifiquement à redéfinir le moment où le fœtus devient un enfant selon le Code criminel. En qualifiant d' « archaïque » la définition actuelle du Code criminel, qui stipule qu'un enfant devient un être humain «lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère», Woodworth remet insidieusement en question le droit des femmes de choisir et ouvre la voie à la recriminalisation de l'avortement.

Si le vote autour de cette motion a été reporté à l'automne prochain, un inquiétant signal est lancé aux Canadiennes et aux Canadiens : les droits durement acquis par des décennies de lutte des mouvements sociaux ne sont pas protégés adéquatement par ce gouvernement.

Ce recul est inacceptable et soyez assurés que nous nous battrons pour l'empêcher.

Les compressions à Radio-Canada nous frappent de plein fouet

Notre radiodiffuseur public est un pilier de la culture d'ici et une source d'information qu'il est nécessaire de protéger. Pourtant, le dernier budget conservateur coupe plus de 10 % de ses ressources, ce qui entraînera d'importantes réductions de services. Ces réductions de services affecteront également le mandat de Radio-Canada qui est de renseigner, éclairer et divertir. Par ailleurs, 650 emplois seront perdus sur une période de trois ans, dont 475 dès cette année. Cette situation aura aussi sans doute des effets concrets pour notre circonscription où est située la maison de Radio-Canada.

Rappelons que le ministre du Patrimoine, James Moore, avait affirmé qu'il pouvait réduire le budget de la société d'État de 10 % sans nuire aux services. De toute évidence, ce ne semble pas être le cas. Le NPD s'oppose à ces compressions et souhaite le rétablissement du financement assurant à Radio-Canada la capacité d'accomplir son mandat de diffuseur public.

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